Quel profil pour ce millésime 2016 des Côtes de Gascogne ?

 

Les conditions climatiques du millésime 2016 : une année atypique.

Le climat de l’année 2016 contraste par rapport à celui de 2015, mais offre finalement de belles surprises, à l’instar des primeurs Côtes de Gascogne dévoilés il y a quelques jours.

Les premiers mois de cette année 2016 resteront marqués par un hiver particulièrement doux par rapport à la moyenne (+2,0 à 2,5 degrés de température moyenne par rapport aux enregistrements 1981-2010), avec de rares percées du thermomètre en dessous de 0°C.

Par la suite, le printemps en Gascogne s’est avéré plutôt frais et humide, tout en épargnant les vignes des gelées printanières.

Avec des mois d’avril et mai en demi-teinte, la période des floraisons a pris un léger retard par rapport au millésime précédent (entre le 5 et 15 juin pour cette année 2016).

Succédant à cette intersaison morose, l’été, particulièrement chaud quant à lui, ne débuta véritablement que dans la deuxième moitié du mois de juin.

Avec des températures diurnes particulièrement élevées, les nuits sont heureusement restées fraiches y compris entre la floraison et la véraison (15°C en moyenne) développant et préservant tous les potentiels aromatiques de l’ensemble des cépages.

 

Les vendanges 2016 : la promesse d’un millésime réussi.

La fin de l’été et le début de l’automne furent encore plus marqués que les années précédentes par ce que l’on nomme l’été Gascon : des journées chaudes et ensoleillés, et des nuits fraiches.

A la faveur de cette fraicheur persistante, parfois mordante (5/6°C certaines nuits), les vendanges nocturnes, devenues véritable « marque de fabrique » des Côtes de Gascogne, ont commencé le 6 septembre avec le Chardonnay et le Sauvignon, puis vinrent le Colombard et l’Ugni Blanc, avant de se clôturer par les parcelles de gros et petit Manseng pour les Côtes de Gascogne moelleux ou doux.

C’est en effet la fraicheur de ces nuits, en particulier en période de vendange, qui confère la fraicheur aux raisins, et permet ainsi de rentrer dans les chais des vendanges de raisins blancs à de basses températures (5 à 15 °C), condition idéale pour préserver les précurseurs aromatiques.

Pour ce faire, nos vignerons travaillent de nuit, en commençant les vendanges mécaniques aux phares des machines (entre 3 heures et 11 heures du matin maximum).

Le but de cette pratique est d’éviter l’effet néfaste d’une chaleur trop élevée sur les raisins.

Elle permet de plus de mener des macérations pelliculaires puis un pressurage et une fermentation à basse température sans avoir recours à trop de frigories.

Ce procédé, pratiqué depuis le début des années 2000 préserve tout le potentiel aromatique en limitant les effets de l’oxygène.

 

Le secret des Côtes de Gascogne :

La sensation de fraicheur, de fruité, ADN des vins Côtes de Gascogne, est notamment le fait des « Thiols ».

De quoi s’agit-il ?

Présents dans la pellicule des raisins sous forme de précurseurs, ils sont responsables des arômes d’agrumes, de fruits exotiques et de buis dans les vins de divers cépages dont le Colombard (cépage très riche en thiols), le Gros et le Petit Mansengs, le Sauvignon blanc.                                                        

Ainsi, les « thiols » confèrent toute leur typicité aromatique aux vins blancs des Côtes de Gascogne.

Le millésime 2016, caractérisé par une alternance de nuits très fraiches et de journées ensoleillés, offre toutes les garanties d’une expression aromatique de belle facture.

 

Quel profil pour ce millésime 2016 ?

 

Les vins blancs secs :

Séduisant à l’œil par son éclat jaune pâle, parfois émaillé de légers reflets verts, l’esprit de celui qui humera le millésime 2016 sera interpellé par l’exotisme des odeurs, avec des notes de pamplemousse rose et de fruits de la passion.

Empreint d’une vivacité aromatique puissante et maîtrisée ainsi que par des notes acidulées, le palais sera envahi par une sensation de fraicheur immédiate et délicate

Ce juste équilibre des arômes et de la fraicheur ponctuera à merveille aussi bien vos apéritifs que vos entrées de coquillages, crustacés, poissons à chair blanche, ou encore vos plats asiatiques comme les sushis en particulier.

 

Les vins blancs moelleux/doux :

D’un jaune or délicat, lumineux, sincère et chaleureux, les vins blancs moelleux (ou doux) suggèrent volontiers l’esprit des tables de fêtes.

Gorgés de soleil jusqu’à la fin du mois d’octobre, les cépages Petits et Gros Manseng atteignent ainsi des potentiels de richesse en sucres prometteurs qui offrent un équilibre entre vivacité et sucrosité des plus raffiné et précis, tout en fraîcheur.

Tendres et onctueux en bouche, ils apaisent des mets aux gouts prononcés tels qu’un roquefort, une tomme de brebis des Pyrénées, un dessert fruité, ou encore un plat épicé.

 

Les vins rouges :

L’œil sera attiré par sa robe rubis soutenue qui sait se laisser parer de la lumière ambiante, gage d’un vin à l’expression fruité et florale naturelle subtile et légère.

En bouche, la belle maturité des tannins offre au millésime 2016 un très bel équilibre des saveurs, procurant une gracieuse sensation de souplesse.

Légèrement frais, il s’accorde à merveille à des viandes blanches mijotés, volailles, ou bien à une grillade. Chambré, il sera le compagnon idéal de vos viandes rouges et d’un grand nombre de fromages.

 

Les vins rosés :

D’un rose pâle scintillant il évoque à l’œil la convivialité estivale et la sensation de fraicheur qu’il procure au soir de chaudes journées d’été.

Au bouquet floral vif, acidulé avec retenue, il offre des notes de fruits rouges ou encore d’agrumes.

Légers mais enveloppant en bouche, son équilibre convient à des mets méditerranéens tels que tapas, charcuterie espagnole, aïoli, calamars à la romaine, mais également à toutes vos grillades estivales.

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